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Gestion des espaces verts

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Saint-Aubin-du-Cormier est labellisée "zéro-phyto" depuis 2009. Depuis cette date, le service espaces verts n'a plus recours aux produits chimiques pour gérer les espaces communaux, quelque soit leur nature.

Une gestion différenciée, économe et plus écologique se met en place progressivement :

  • suppression des jardinières
  • installation de plantes locales et vivaces dans les massifs fleuris
  • déherbage manuel, au gaz ou à l’eau chaude
  • tonte différenciée des espaces engazonnés 
  • engazonnement et fleurissement du cimetière
  • accueil de la flore spontanée dans les rues
  • fleurissement des pieds de murs.

La gestion différenciée

La gestion différenciée consiste à adapter le mode de gestion à chaque espace vert en tenant compte de son utilisation et de sa situation. Il s'agit d'appliquer la bonne gestion au bon endroit : hauteur de tonte, taille des arbustes, désherbage, espèces végétales à privilégier, intervention sur les arbres... autant de paramètres à ajuster afin de ne pas compromettre les usages tout en cherchant à optimiser les coûts de gestion et l'accueil et l'expression de la biodiversité. 

Un nouveau plan de gestion écologique est en cours de construction.

Jusqu'à présent, il existait quatre niveaux de gestion des espaces verts :  de la "maintenance stricte" aux "espaces semi-naturels" en passant par l' "entretien courant" et les "espaces paysagers". Ces quatre niveaux de gestion se traduisent sur le terrain dans l'application de quatre codes de gestion :

  • code 1 : entretien très fréquent, fleurissement, paillage, désherbage manuel, surveillance régulière et interventions parfois localisées
  • code 2 : massifs arbustifs horticoles, surfaces engazonnées
  • code 3 : tonte différenciée, surfaces laissées à la flore spontanée, absence de strates arbustives (arbres, herbacées, vivaces....)
  • code 4 : accès aux sites naturels, entretien rare (pour assurer la sécurité)

La tonte différenciée

La tonte différenciée est une apllication de la gestion différenciée. Elle consiste à appliquer des hauteurs, et donc des fréquences, de tonte différentes selon les espaces, voire même sur un même espace en fonction de ses usages.

De cette façon, on peut différencier un cheminement, tondu régulièrement et très court (± 5 cm), d'une zone récréative, tondue un peu plus haut (± 7 cm). Cette même zone pouvant être bordée d'une frange peu fréquentée, où l'herbe n'est fauchée qu'une à deux fois par an. Cela permet de concilier usages et accueil de la biodiversité.

Ainsi, des espaces - tels que les terrains de sport, le swin golf, certains chemins, le cimetière - sont tondus toutes les une à deux semaines. D'autres espaces récréatifs sont tondus moins régulièrement et plus haut, tandis que des zones sont gérées en prairies naturelles, fauchées une à deux fois par an.

Le désherbge des trottoirs

Depuis ce printemps (2019), le service espaces verts ne gère plus que le désherbage des canivaux et ne désherbe plus les pieds de murs. Cette tâche incombe désormais à chaque habitant qui doit alors gérer le trottoir, du pied de son mur, muret ou clôture jusqu'à la bordure du canivau. A la clef, plusieurs dizaines d'heures de travail economisées, transférées à d'autres tâches. Et quelques économies non négligeables de consommables également : carburants pour les machines (débroussailleuses, souffleurs, désherbeuse à eau chaude), fil nylon et têtes de débrousaillage, eau.

Depuis 2015, le service espaces verts végétalise certains pieds de murs et sélectionne la végtation spontanée sur d'autres. Les agents surveillent également le développement de plantes potentiellement invasives dont la vergerette du canada (Erigeron canadensis), qui pousse spontanément, mais aussi la paquerette des murailles (Erigeron karvinskianus) ou la verveine de Buenos Aires (Verbena bonariensis) qui ont été - et sont encore parfois - plantées par le service.

Les espèces qui sont conservées

   
 

Pâquerette des murailles

Erigeron karvinskianus

Campanule des murailles

Campanula muralis

Cymbalaire des murs

Cymbalaria muralis

Geranium herbe à Robert

Geranium robertianum

 

Les spontanées systématiquement éliminées

  (visuel en attente)  
 

Vergerette du canada

Erigeron canadensis

Digitaire sanguine

Digitaria sanguinalis

 

 

Et les autres

Toutes les autres espèces, dont le pissenlit, par exemple, ne représentent pas de menace particulière pour la biodiversité locale. Elles sont parfois laissées, parfois retirées, en fonction de leur développement, de leur emplacment, de la sensibilté des agents.

Pissenlit

Taraxacum sp.

Centranthe rouge

Centranthus ruber

Oxalis cornuculé pourpre

Oxalis corniculata atropurpurea

Marguerite

Leucanthemum vulgare

Mouron rouge

Lysimachia arvensis

Renoncule âcre

Ranunculus acris


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